Exploitation "grandes cultures"

En résumé : En 2024, l’exploitation-type spécialisée en grandes cultures occupe en moyenne 70,6 hectares, soit 11,5 ha de plus que la moyenne des exploitations wallonnes. L’assolement est dominé par les céréales (39 %), notamment le froment, suivies des fourrages (21 %) et des cultures industrielles (19 %). Cette superficie moyenne a diminué de 11 % depuis 2010.

Les bovins sont quasiment absents dans cette exploitation : 91 % des exploitations n’en détiennent aucun.

Produits et charges - grandes cultures

En résumé : En 2023, les charges totales de l’exploitation spécialisée en grandes cultures enregistrent une légère baisse de près de 140 €/ha de SAU et arrivent à 2 938 e/ha de SAU. Cependant, les produits sont en baisse plus importante de l’ordre de 240 €/ha de SAU et tombent à 2 861 €/ha de SAU. Les produits des grandes cultures représentent 74 % des produits totaux mais perdent presque 400 €/ha de SAU par rapport à l’année passée. En conséquence, le ratio entre les produits et les charges totales passe sous le seuil de 1, ce qui signifie que l’exploitation spécialisée en grandes cultures n’a pas eu des produits en suffisance pour couvrir l’ensemble des charges réelles et calculées.

Rentabilité - grandes cultures

En résumé : En 2024, au départ d’une marge brute de l’ordre de 1 364 €/ha de superficie agricole utilisée [SAU], l’exploitation spécialisée en grandes cultures obtient un excédent brut proche de 1 083 €/ha de SAU et un revenu agricole de 725 €/ha de SAU. L’ensemble de ces indicateurs de rentabilité sont assez proches de la moyenne des 10 années précédentes. Contrairement à certaines autres orientations technico-économiques, les résultats des exploitations spécialisées en grandes cultures sont moins bons que ceux de 2023. Finalement, les revenus par unité de travail sont à peine supérieurs à ceux de l’exploitation moyenne wallonne.

Froment d'hiver

En résumé : En 2024, le froment d'hiver reste la principale culture en Wallonie, malgré une baisse de sa superficie à 111 400 ha suite à des conditions de semis difficiles en automne 2023. Le printemps très humide a fait chuter le rendement à 6 650 kg/ha, sans compensation par le prix du grain (200 €/t), ce qui donne un produit principal de 1 334 €/ha. Les charges opérationnelles reculent sous 600 €/ha grâce à la baisse des engrais, malgré plus de traitements. La marge brute tombe à 738 €/ha, le deuxième plus mauvais résultat en 15 ans. Les écarts entre exploitants d’une même région restent supérieurs à ceux entre régions.

Epeautre

En résumé : Les mauvaises conditions de semis en 2023 ont réduit la superficie d’épeautre à 5 783 ha cultivés en 2024. Le printemps très humide a pénalisé le rendement moyen qui s’effondre à 5 750 kg/ha mais ce dernier a été compensé par le prix du grain, atteignant 326 €/t. Ces deux éléments conduisent à un produit principal de 1 894 €/ha. Les charges opérationnelles baissent légèrement à 564 €/ha malgré les traitements phytosanitaires plus importants. De ce fait, la marge brute s’établit à 1 330 €/ha, valeur nettement supérieure à celle du froment ou de l’escourgeon. Les écarts de performance entre exploitants du Condroz et de la zone « herbagère » atteignent 670 €/ha de marge brute.

Escourgeon

En résumé : L’escourgeon reste la seconde céréale cultivée en Wallonie avec 27 263 ha. Le printemps très humide de l’année 2024 a pénalisé le rendement moyen qui s’effondre à 6 740 kg/ha. Ce maigre rendement n’a pas été compensé par le prix du grain qui a stagné à 190 €/t. Ces deux éléments conduisent à un produit principal de 1 281 €/ha. Les charges opérationnelles profitent d’une baisse du prix des engrais et descendent à 551 €/ha malgré les traitements phytosanitaires plus importants. Par conséquent, la marge brute chute à 730 €/ha, soit le second plus mauvais résultat sur les 15 dernières années. Les écarts de performance entre exploitants de la zone ‘cultures’ sont toujours supérieurs aux écarts observés entre les régions et atteignent 700 €/ha de marge brute.

Betterave sucrière

En résumé : En 2023, le rendement de la culture de betterave sucrière dépasse les 90 t/h, avec, cependant, une faible richesse en sucre. Sur le plan économique, le prix de cette culture en 2023 grimpe à 56,9 €/t. Si les charges opérationnelles affectées augmentent à 1 236 €/ha, la hausse très importante du produit de la culture (5 137 €/ha) conduit à une excellente marge brute de 3 902 €/ha. C’est la valeur la plus élevée depuis 2010. L’écart de performance entre exploitants au sein d’une même région, de l’ordre de 1 700 €/ha de marge brute, est toujours supérieur à la différence observée entre les régions. L’année 2024 est très différente, avec un rendement qui s’effondre à moins de 80 t/ha suite à un printemps humide ayant retardé les semis et pénalisé le rendement moyen. Au niveau économique, le prix est nettement plus faible alors que les charges restent pratiquement inchangées par rapport à 2023. La marge provisoire de 2024 est de l’ordre de 1 600 €/ha.

Colza

En résumé : en 2024, la culture de colza, dont près de la moitié de la surface se trouve dans le Condroz, totalise 9 548 ha en 2024. Le produit principal de 1 552 €/ha, dans la moyenne des dix années antérieures, résulte d’un faible rendement de +/- 3 200 kg/ha compensé par un prix intéressant de 483 €/t. Parallèlement, les charges opérationnelles affectées baissent et conduisent à une marge brute de 987 €/ha.

Chicorée

En résumé : En Wallonie, la culture de chicorées concerne 7 121 ha, répartis entre 805 agriculteurs, principalement au sein d'exploitations spécialisées en grandes cultures. La marge brute de 2024 s’établit à 3 121 €/ha, niveau similaire à 2023, mais résulte d’un rendement en baisse compensé par un prix plus élevé. Les charges opérationnelles affectées enregistrent une légère baisse. L’écart de performance entre exploitants au sein de la zone « grandes cultures » dépasse 1 900 €/ha de marge brute.

Pomme de terre

En résumé : La superficie consacrée à la culture de pommes de terre de conservation, régulièrement produites sous contrat, monte à 43 801 ha en 2024. Plus de deux tiers des producteurs professionnels de pommes de terre sont regroupés au sein d’exploitations spécialisées en grandes cultures. Le rendement se montre décevant avec moins de 39 t/ha mais les prix observés de l’ordre de 228 €/t restent intéressants. Le produit de la culture, avec 8 866 €/ha, est relativement bon et compense la hausse continue des charges opérationnelles affectées. Par conséquent, la culture de pommes de terre dégage une marge de 5 705 €/ha.

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