En résumé : En 2024, la Wallonie compte plus de 85 820 brebis, dont 67 % sont détenus par des agriculteurs (57 380 brebis). L’élevage ovin wallon est surtout orienté vers la production de viande, avec des races adaptées aux pâturages pauvres. 16 % des brebis sont dans des exploitations en mode de production biologique.
Au sein des exploitations
Cheptel
En 2024, la Wallonie recense plus de 85 824 brebis. Cependant, une grande diversité de situation se rencontre :
- Seulement 67 % sont détenus par des agriculteurs (57 379 brebis, soit une progression de 2,6 % depuis 2021) et parmi ceux-ci :
- 48 941 brebis (85 %) sont détenues par des agriculteurs dont l’activité ovine occupe une place importante dans leur exploitation, c’est-à -dire qu’ils ont 30 brebis au minimum[1] (ci-après dénommé « agriculteur spécialisé ») ;
- 8 438 brebis (15 %) sont dans des exploitations dans laquelle l’activité ovine est minoritaire (ci-après dénommé « agriculteur non spécialisé »).
- 33 % des brebis sont détenues par des personnes dont l’agriculture n’est pas leur métier (ci-après dénommé « hobbyistes »).
Evolution du nombre de brebis
Attention ! En 2021, la base de données de Statbel a été abandonnée au profit des données collectées par l’ARSIA afin de disposer de données annuelles.
Avant 1990, les productions ovines étaient répandues en Wallonie. Elles permettaient de valoriser des terres de moindre qualité. Compatibles avec une agriculture plus extensive, certaines races sont adaptées pour évoluer en milieux humides ou sur des pelouses pauvres. Avec le temps, ces terres marginales ont été améliorées ou abandonnées (boisées), avec pour conséquence une diminution du cheptel ovin jusqu’à la programmation PAC 2014-2020 où un réel soutien au secteur a été mis en place.
L’année 2024 a été marqué par la fièvre catarrhale ovine qui a provoqué des mortalités, des problèmes de fécondité et de lactation chez les animaux touchés. L’impact de cette maladie sur le cheptel wallon se verra seulement dans les années ultérieures.
Attention ! En 2021, la base de données de Statbel a été abandonnée au profit des données collectées par l’ARSIA afin de disposer de données annuelles.
Avant 1990, les productions ovines étaient répandues en Wallonie. Elles permettaient de valoriser des terres de moindre qualité. Compatibles avec une agriculture plus extensive, certaines races sont adaptées pour évoluer en milieux humides ou sur des pelouses pauvres. Avec le temps, ces terres marginales ont été améliorées ou abandonnées (boisées), avec pour conséquence une diminution du cheptel ovin jusqu’à la programmation PAC 2014-2020 où un réel soutien au secteur a été mis en place.
L’année 2024 a été marqué par la fièvre catarrhale ovine qui a provoqué des mortalités, des problèmes de fécondité et de lactation chez les animaux touchés. L’impact de cette maladie sur le cheptel wallon se verra seulement dans les années ultérieures.
L’élevage ovin professionnel, en Wallonie, est axé principalement sur la production de viande avec des races comme le Texel, l’Ile de France, le Suffolk, le Vendéen ou le Rouge de l’Ouest. Cependant, des élevages dont l’objectif est de valoriser au mieux les pâturages pauvres ou qui s’intègrent dans une démarche de conservation des races locales sont également présents. Ces élevages contribuent au maintien de la biodiversité, à la restauration des paysages et peuvent réduire les risques d’incendie ou lutter contre les plantes invasives. Les races utilisées dans ce cadre sont souvent des races locales menacées. La préservation des races ovines fait partie du plan stratégique de la PAC 2023-2027 (Mesures agro-environnementales - Détention d’animaux de races locales menacées (MB11)). Cette mesure soutient l’élevage extensif de moutons comme le Laitier belge, l’Entre-Sambre-et-Meuse, le Mergelland, l’Ardennais tacheté et l’Ardennais roux. Leur conservation présente des enjeux économiques, écologiques et culturels grâce à leur adaptation unique à l’environnement.
La production biologique est également bien présente dans cette production avec 16 % du cheptel de 2024 détenus par les « agriculteurs spécialisés ». C’est nettement plus que pour les bovins où à peine 10 % sont dans ce cas, bien qu’en valeur absolue, il y a beaucoup plus de bovins en production biologique que d’ovins.
- Détenteurs
En 2024, 5 387 détenteurs de brebis sont dénombrés. Cependant, comme pour le cheptel, une diversité de situation se rencontre :
- Seuls 1 374 détenteurs (25 %, soit une progression de 1 % par rapport à 2021) sont des agriculteurs dont :
- 494 « agriculteurs spécialisés », parmi lesquels 17 % ;
- 880 « agriculteurs non spécialisés ».
- 4 013 détenteurs sont des « hobbyistes », soit une diminution de 4% depuis 2021.
| Taille du troupeau | Agriculteurs | Hobbyistes | ||
| Brebis (têtes) | Détenteurs | Brebis (têtes) | Détenteurs | |
| < 5 brebis | 733 | 273 | 5 540 | 2 182 |
| 5-9 brebis | 1 853 | 270 | 7 383 | 1 116 |
| 10-19 brebis | 3 3033 | 218 | 5 674 | 441 |
| 20-29 brebis | 2 819 | 119 | 3 481 | 146 |
| 30-49 brebis | 6 976 | 180 | 3 236 | 86 |
| 50-99 brebis | 11 926 | 172 | 2 346 | 37 |
| 100-149 brebis | 7 367 | 63 | 325 | 3 |
| 150-199 brebis | 5 503 | 32 | / | / |
| 200-299 brebis | 5 869 | 24 | 460 | 2 |
| > 300 brebis | 11 300 | 23 | / | / |
La zone colorée correspond aux « agriculteurs spécialisés »
- Cheptel moyen
En 2024, pour les « agriculteurs spécialisés », le cheptel moyen est de 99 brebis par détenteur.
La répartition de ces troupeaux ovins montre une forte concentration du cheptel dans les grandes exploitations :
- Les petits troupeaux, comprenant 30 - 50 brebis, représentent 36 % des « agriculteurs spécialisés », mais ne regroupent que 14 % des ovins.
- Les troupeaux entre 50 et 200 brebis, représentent 54 % des « agriculteurs spécialisés », et concentrent 51 % des brebis.
- Les troupeaux de grande dimension, plus de 200 brebis, représentent 10 % des « agriculteurs spécialisés », et concentrent 35 % des ovins. Certains troupeaux détiennent jusqu’à 1000 brebis.
Au sein des OTE
- Cheptel
Environ 75 % du cheptel ovin wallon appartenant aux « agriculteurs spécialisés » est élevé dans des exploitations :
- spécialisées en élevage d’herbivores non bovins (66 %)
- spécialisées en bovins viandeux (10 %)
La présence d’ovins dans les exploitations spécialisées en bovins viandeux s’explique notamment par la pratique du co-pâturage, qui vise à optimiser l’utilisation des surfaces fourragères. Ce mode de gestion contribue à réduire les zones de refus dans les prairies et favorise ainsi une exploitation plus efficiente des pâturages. Cette méthode fait l’objet d’une promotion active de la part de la Wallonie, notamment par le biais du Centre wallon de recherches agronomiques [CRAw]. Par ailleurs, il est constaté qu’environ une exploitation sur deux détenant des ovins possède également plus de dix bovins.
[1] Selon les critères définis par la Wallonie dans le cadre du plan stratégique PAC, les agriculteurs qui ont accès à l’aide couplée ovine doivent détenir au minimum 30 brebis (en bleu dans le tableau). C’est ce critère qui est utilisé pour définir que le niveau de spécialisation ovine.