En résumé : En 2024, l’horticulture comestible occupe 2,7 % de la SAU wallonne, soit 19 700 ha, en hausse de 36 % depuis 2010. Les légumes de plein champ dominent (86 %), avec les petits pois en tête (53 %), suivis des haricots, oignons et carottes dont la superficie a fortement progressé. Les vergers couvrent 2 012 ha (+30 % depuis 2010), principalement pommiers et poiriers, tandis que les petits fruits restent marginaux (164 ha, dont 90 % de fraises). La viticulture poursuit sa croissance rapide avec 486 ha, dépassant la Flandre. Globalement, toutes les catégories sont en expansion, confirmant la dynamique positive du secteur horticole en Wallonie.
En 2024, l’horticulture comestible occupe une part minoritaire des terres agricoles wallonne : 2,7%, soit 19 700 ha. Cette superficie est répartie comme suit :
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86% pour les légumes de plein champ,
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10% pour les vergers
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3% pour les petits fruits et les vignes
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1% pour le maraichage intensif
Depuis 2010, la superficie dédiée à l’horticulture comestible a augmenté, passant de 14 200 ha. Cette croissance de 36 % concerne toutes les catégories mais elle est principalement influencée par les légumes en plein champ.
Evolution de la superficie de l’horticulture comestible
Depuis 2020, une baisse significative a été constatée. Plusieurs facteurs peuvent en être à l’origine. L’année 2020, ainsi que celles qui l’ont précédée, ont été marquées par des périodes de sécheresse, impactant fortement les cultures de légumes et entraînant une diminution des rendements. La mauvaise saison de fin 2023 pour l’implantation des cultures d’hiver a laissé des terres disponibles pour des cultures de printemps, notamment les légumes en plein champ. Par ailleurs, la demande de l’industrie s’est renforcée en 2024.
Les aléas climatiques, de plus en plus fréquents, affectent particulièrement ces cultures, qui se caractérisent par un cycle court au printemps. Bien que des solutions comme l’irrigation puissent être envisagées, leur mise en œuvre représente un coût important. De plus, la culture de légumes est souvent perçue comme risquée, ce qui a pu inciter certains agriculteurs à privilégier des cultures offrant une meilleure stabilité financière.
Depuis 2020, une baisse significative a été constatée. Plusieurs facteurs peuvent en être à l’origine. L’année 2020, ainsi que celles qui l’ont précédée, ont été marquées par des périodes de sécheresse, impactant fortement les cultures de légumes et entraînant une diminution des rendements. La mauvaise saison de fin 2023 pour l’implantation des cultures d’hiver a laissé des terres disponibles pour des cultures de printemps, notamment les légumes en plein champ. Par ailleurs, la demande de l’industrie s’est renforcée en 2024.
Les aléas climatiques, de plus en plus fréquents, affectent particulièrement ces cultures, qui se caractérisent par un cycle court au printemps. Bien que des solutions comme l’irrigation puissent être envisagées, leur mise en œuvre représente un coût important. De plus, la culture de légumes est souvent perçue comme risquée, ce qui a pu inciter certains agriculteurs à privilégier des cultures offrant une meilleure stabilité financière.
- Légumes de plein champ
Les légumes cultivés en plein champ occupent 17 041 ha en Wallonie. Les petits pois dominent largement avec 53 % de cette superficie. La part des autres légumes tournent autour des 10 %. Exception faite pour les épinards qui ne représentent qu’environ 1 %, mais cette donnée est sous-estimée.
Depuis 2010, la majorité de ces cultures ont gagné en superficie, surtout les carottes pratiquement absentes à cette époque.
1 789 agriculteurs cultivent des légumes de plein champ, sur une moyenne de 9,5 ha chacun. La majorité ne cultive qu’un (79 %) ou deux (15 %) types de légumes. Les surfaces varient beaucoup, allant de moins de 0,5 ha à plus de 20 ha.
Nombre d'exploitations produisant des légumes de plein champ et superficies moyennes consacrées à ces cultures selon la superfice en légumes en 2024
Nombre d'exploitations produisant des légumes de plein champ et superficies moyennes consacrées à ces cultures selon la superfice en légumes en 2024
- Petits pois
La culture du petit pois occupe 9 103 ha, soit une hausse de 33 % depuis 2010. Cette culture est assurée par 911 producteurs, dont 73 % ne cultivent que ce légume.
La surface moyenne par exploitation est de 10,0 ha. Peu de producteurs ont de petites surfaces, tandis que 38 % y consacre plus de 10 ha.
La Wallonie concentre 81 % des surfaces des petits pois belge, principalement dans la région limoneuse. Ce choix est surtout logistique : les petits pois doivent être traités rapidement après la récolte, donc cultivés près des usines.
- Haricots
La Wallonie consacre 3 370 ha à la culture des haricots, soit quatre fois moins que pour les petits pois. Cette surface a légèrement diminué depuis 2010. Les exploitations wallonnes cultivent 48 % de cette production grâce à 276 producteurs. Les haricots sont chez 34 % des producteurs le seul légume dans l’assolement et dans 37 % des cas, un des 2 légumes présents dans l’assolement sont des petits pois.
La superficie moyenne par exploitation est de 8,6 ha. Peu de producteurs ont de petites surfaces, tandis que 29 % y consacrent plus de 10 ha.
- Oignons
La culture d’oignons occupe 2 236 ha, soit 6,7 fois plus qu’en 2010. Cette hausse s’explique en partie par la recherche d’alternatives à la betterave sucrière, dont les prix étaient en baisse. Les oignons, peu sensibles aux maladies et offrant de bons rendements, représentent alors une opportunité rentable, notamment via des contrats de production.
294 producteurs cultivent des oignons. Près de la moitié (49 %) ne cultivent que ce légume.
La superficie moyenne par exploitation est de 7,6 ha. Peu de producteurs ont de petites surfaces, tandis que 27 % consacrent plus de 10 ha Ă cette culture.
- Carottes
La Wallonie consacre 1 643 ha à la culture des carottes, soit une progression de 23 % depuis 2010. Cette culture nécessite un sol meuble, ce qui explique en partie sa localisation majoritaire en Flandre (65 %).
Sa production est assurée par 234 producteurs. Dans 34 % des cas, les carottes sont le seul légume cultivé.
La superficie moyenne par exploitation est de 7,0 ha. Peu de producteurs ont de petites surfaces, tandis que 27 % consacrent plus de 10 ha Ă cette culture.
- Epinards
Les données disponibles sur la culture des épinards sont partielles car les épinards sont souvent cultivés après une première culture.
En raison de ce manque de représentativité, cette culture ne sera pas analysée. À titre informatif, seuls 21 producteurs ont déclaré des épinards comme première culture, avec une superficie moyenne de 7,8 ha.
Vergers
2 012 ha sont consacrés aux vergers en Wallonie, c’est nettement moins qu’en Flandre (14 730 ha). Les poiriers et les pommiers représentent, à part égal, 77 % de cette SAU. Depuis 2010, la superficie a progressé de 30 %.
La Wallonie compte 340 exploitants de vergers. Parmi eux, 71 % cultivent des pommiers, 55 % des poiriers et 31 % des cerisiers. Leur nombre a doublé depuis 2010, quelle que soit l’espèce fruitière.
La superficie moyenne est de 5,9 ha. Plus de 36 % des exploitants ont moins d’un hectare, tandis que 6 % en cultivent plus de 20 ha.
Evolution des superficies de vergers
Historiquement, la Wallonie comptait plusieurs milliers de variétés de fruitiers haute-tige. Mais entre 1950 et les années 2000, 99 % de cette diversité a disparu, remplacée par des fruitiers basse-tige, plus faciles à cultiver, plus productifs (20 à 40 t/ha contre 7 à 15 t/ha pour les hautes-tiges) et plus rapides à fructifier (2 à 3 ans contre 8 à 10 ans). Un regain d’intérêt pour les hautes-tiges apparaît aujourd’hui, notamment en agriculture biologique, par exemple dans les parcours de volailles.
Historiquement, la Wallonie comptait plusieurs milliers de variétés de fruitiers haute-tige. Mais entre 1950 et les années 2000, 99 % de cette diversité a disparu, remplacée par des fruitiers basse-tige, plus faciles à cultiver, plus productifs (20 à 40 t/ha contre 7 à 15 t/ha pour les hautes-tiges) et plus rapides à fructifier (2 à 3 ans contre 8 à 10 ans). Un regain d’intérêt pour les hautes-tiges apparaît aujourd’hui, notamment en agriculture biologique, par exemple dans les parcours de volailles.
- Pommiers
Les pommiers occupent 784 ha, soit nettement moins qu’en Flandre, qui concentre 84 % de la superficie belge. En Wallonie, la superficie a augmenté de 22 % depuis 2010.
De nombreuses variétés de pommes sont cultivées, avec une plus grande diversité qu’auparavant. La Jonagold reste la plus présente (20 % de la surface), bien que sa part ait diminué au cours du temps. Aujourd’hui, la majorité des variétés sont peu représentées (entre 1 et 5 % chacune), et la catégorie « autres pommiers » regroupe plus de la moitié de la surface.
La Wallonie compte 240 producteurs de pommes. 42 % ne cultivent que des pommiers. La majorité (56 %) cultivent aussi entre deux et trois autres types d’arbres fruitiers, souvent des poiriers.
La superficie moyenne par exploitation est de 3,3 ha, avec une forte variabilité. La moitié des producteurs consacrent moins de 1 ha à cette production.
- Poiriers
La Wallonie consacre 775 ha à la culture de poiriers. La superficie a progressé de 10 % depuis 2010, mais reste marginale à l’échelle belge : la Flandre concentre 92 % de la production nationale.
Au niveau variétal, la Conférence est largement majoritaire (79%) suivie par la Doyenné (9 %) et la Durondeau qui a quasiment disparue (2 ha).
La production est assurée par 188 exploitants, dont seulement 15 % ne cultivent que des poiriers. Dans les autres cas, d’autres fruitiers (1 à 3 autres) sont présents, notamment les pommiers. La superficie moyenne est de 4,1 ha, avec 63 % des producteurs cultivant moins de 1 ha.
- Cerisiers
155 ha sont consacrés aux cerisiers en Wallonie. La superficie a progressé de 53 % depuis 2010, mais reste modeste comparée à la Flandre, qui concentre 87 % de la production belge.
Deux types de cerises sont cultivés : les douces, largement majoritaires (83 %), et les aigres.
La production est assurée par 106 exploitants, souvent diversifiés : seuls 18 % ne cultivent que des cerisiers. La superficie moyenne est de 1,5 ha, nettement inférieure à celle des autres fruitiers, mais avec une forte variabilité selon les exploitations.
Petits fruits
La Wallonie consacre 164 ha aux petits fruits, dont 90 % sont dédiés à la fraise, cultivée en champ ou sous serre. Le reste concerne principalement les framboises, groseilles et cassis. Depuis 2010, la superficie a progressé de 47 %. La Flandre reste largement dominante, avec une superficie huit fois supérieure à celle de la Wallonie.
La production est assurée par 264 exploitants, dont 79 % produisent des fraises et 37 % cultivent d’autres petits fruits, avec une superficie moyenne de 62 ares.
- Fraises
147 ha sont consacrés aux fraisiers en Wallonie, répartis presque également entre culture en champ (41 %) et sous serre (59 %). Ces deux modes de production diffèrent par les variétés, les périodes de récolte et les rendements. Depuis 2010, la superficie a augmenté de 59 %. La Flandre reste largement en tête avec 87 % de la superficie belge.
La production est assurée par 209 exploitants : 23 % combinent les deux modes, 40 % produisent uniquement en champ et 37 % uniquement sous serre. La superficie moyenne est de 70 ares, mais elle atteint 130 ares chez ceux qui combinent les deux types de culture.
- Autres petits fruits
La Wallonie consacre 17 ha aux autres petits fruits, principalement des framboisiers. Cette production, quasi inexistante en 1990, reste très confidentielle. Ces cultures restent également marginales en Flandre, qui regroupe pourtant 95 % de la production belge.
On compte 98 producteurs qui cultivent les autres petits fruits sur une superficie moyenne de 17 ares.
Nombre d'exploitations cultivant des autres petits fruits et superficies moyennes consacrées à ces cultures selonla superficie en autres petits fruits en 2024
Nombre d'exploitations cultivant des autres petits fruits et superficies moyennes consacrées à ces cultures selonla superficie en autres petits fruits en 2024
Viticulture
En 2024, les vignes occupent 486 ha en Wallonie. Apparue au début des années 2000, cette culture connaît une croissance rapide, avec une hausse moyenne de 20 % par an ces cinq dernières années. Depuis 2020, la Wallonie a dépassé la Flandre en termes de superficie dédiée à la vigne.
La production est assurée par 140 exploitants, alors qu’ils n’étaient que 11 en 2010. En 2024, la superficie moyenne est de 3,5 ha. Si un tiers exploite moins de 0,5 ha, certains (9 %) en cultivent plus de 10 ha.