En résumé : En 2024, la Wallonie compte plus de 20 479 chèvres, dont 76 % détenus par des agriculteurs (15 473 chèvres). L’élevage est surtout orienté vers la production de lait. 10 % des élevages ayant des chèvres sont dans des exploitations qui reçoivent des aides pour la production biologique.
Au sein des exploitations
Cheptel
En 2024, la Wallonie recense plus de 20 479 chèvres. Cependant, une grande diversité de situation se rencontre :
- 76 % sont détenus par des agriculteurs (15 473 chèvres, soit une progression de % depuis 2021) et parmi ceux-ci :
- 13 670 chèvres (67 %) sont détenues par des agriculteurs dont l’activité caprine occupe une place importante dans leur exploitation, c’est-à -dire qu’ils ont au minimum 30 chèvres[1] (ci-après dénommé « agriculteur spécialisé ») ;
- 1 803 chèvres (9 %) sont dans des exploitations dans laquelle l’activité caprine est minoritaire (ci-après dénommé « agriculteur non spécialisé »).
- 24 % des chèvres sont détenues par des personnes dont l’agriculture n’est pas leur métier (ci-après dénommé « hobbyiste »).
Evolution du nombre de chèvres
Attention qu’en 2021 la base de données de Statbel a été abandonnée au profit des données collectées par l’ARSIA afin de disposer de données annuelles.
L’année 2024 a été marqué par la fièvre catarrhale ovine qui a provoqué des mortalités, des problèmes de fécondité et de lactation. L’impact de cette maladie sur le cheptel wallon se verra seulement dans les années ultérieures.
Attention qu’en 2021 la base de données de Statbel a été abandonnée au profit des données collectées par l’ARSIA afin de disposer de données annuelles.
L’année 2024 a été marqué par la fièvre catarrhale ovine qui a provoqué des mortalités, des problèmes de fécondité et de lactation. L’impact de cette maladie sur le cheptel wallon se verra seulement dans les années ultérieures.
L’élevage caprin professionnel, en Wallonie, est axé principalement sur la production de laitière pour la transformation à la ferme et le circuit court. Les races dominantes de chèvres élevées en Wallonie sont la Saanen et l’Alpine (Chamoisée).
La production biologique représente 10 % des élevages percevant une aide à l’agriculture biologique. Ils possèdent 14% du cheptel caprin agricole. Le cheptel bio appartient à 93% à des agriculteurs ayant plus de 30 chèvres
- Détenteurs
En 2024, 1 825 détenteurs de chèvres sont dénombrés. Cependant, comme pour le cheptel, une diversité de situation se rencontre :
- Seuls 430 détenteurs (24 %, soit une progression de 4 %) sont des agriculteurs dont :
- 50 « agriculteurs spécialisés », parmi lesquels 24 % ont choisi la production biologique ;
- 380 « agriculteurs non spécialisés ».
- 1 395 détenteurs sont des « hobbyistes », soit une diminution de 2 % depuis 2021
| Taille du troupeau | Agriculteurs | Hobbyistes | ||
| Chèvres (têtes) | Détenteurs | Chèvres (têtes) | Détenteurs | |
| < 10 chèvres | 886 | 325 | 3 569 | 1 327 |
| 10 - 29 chèvres | 917 | 55 | 849 | 57 |
| 30 - 99 chèvres | 1 686 | 29 | 588 | 11 |
| 100 - 199 chèvres | 791 | 6 | / | / |
| 200 - 599 chèvres | 2 777 | 8 | / | / |
| ≥ 600 chèvres | 8 416 | 7 | / | / |
La zone grise correspond aux « agriculteurs spécialisés »
- Cheptel moyen
En 2024, pour les « agriculteurs spécialisés », le cheptel moyen est de 273 chèvres par détenteur.
En Wallonie, la répartition des troupeaux caprins appartenant aux « agriculteurs spécialisés » montre une forte concentration du cheptel dans les grandes exploitations :
- Les petits troupeaux, comprenant moins de 100 chèvres gérés par 58% des « agriculteurs spécialisés » ne regroupent que 12 % des caprins.
- Les troupeaux de grande dimension, (plus de 100 chèvres) représentant 42 % des « agriculteurs spécialisés » concentrent 88 % des caprins.
Au sein des OTE
- Cheptel
Environ 75 % du cheptel caprin wallon appartenant aux « agriculteurs spécialisés » est élevé dans des exploitations :
- spécialisées en élevage d’herbivores non bovins (79 %)
- spécialisées en cultures et bovins (14 %)
[1] Le critère de 30 est retenu en comparaison avec le secteur « ovin ». Contrairement au secteur « ovin », le secteur « caprin » ne bénéficie pas d’aides couplées.