En rĂ©sumĂ© : La Wallonie reprĂ©sente une part marginale de la production porcine belge, avec seulement 6 % du cheptel national. En 2024, la Wallonie compte un peu plus de 340 000 porcs, la tendance rĂ©cente est Ă la baisse. La production porcine concerne aujourdâhui 4 % des exploitations wallonnes. Le cheptel moyen atteint 925 porcs par exploitation, avec de fortes disparitĂ©s selon le degrĂ© de spĂ©cialisation.
Au sein des exploitations
- Cheptel
La Wallonie compte 341 164 porcs, soit 6 % du cheptel porcin belge. Cela reprĂ©sente une baisse de 13 % par rapport Ă 2010. Cette diminution a particuliĂšrement Ă©tĂ© marquĂ© entre 2021 et 2023. En revanche 2024 est relativement stable par rapport Ă lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente.
Le cheptel est composĂ© majoritairement de porcs Ă lâengrais (84 %), tandis que les porcelets (13 %) et les reproducteurs (3 %) sont moins prĂ©sents. Depuis 2010, ce sont les reproducteurs qui ont le plus diminuĂ© (- 45 %). Cette structure reflĂšte une spĂ©cialisation wallonne dans lâengraissement, en lien avec les contraintes environnementales en Flandre, qui ont favorisĂ© les contrats dâintĂ©gration en Wallonie.
Evolution du nombre de porcs
Depuis les annĂ©es 1980, le cheptel porcin wallon a fortement diminuĂ©, consĂ©quence de la spĂ©cialisation des exploitations vers les grandes cultures ou les bovins. Ă lâinverse, la Flandre sâest tournĂ©e vers lâĂ©levage de granivores, soutenue par ses zones portuaires et une densitĂ© de main-dâĆuvre plus Ă©levĂ©e.
Dans les annĂ©es 1990, la production porcine a connu un regain dâintĂ©rĂȘt en Wallonie, souvent comme activitĂ© de diversification. Ce dĂ©veloppement a toutefois Ă©tĂ© freinĂ© par plusieurs crises sanitaires, notamment celle de la dioxine en 1999. Paradoxalement, la crise de lâESB (encĂ©phalopathie spongiforme bovine) en 1996 a eu un effet favorable sur la production porcine, en redirigeant une partie de la demande vers la viande de porc.
Durant les annĂ©es 2000, le cheptel porcin a progressĂ© lentement mais rĂ©guliĂšrement. En 2013, une chute apparente du nombre de porcs a Ă©tĂ© observĂ©e, non pas liĂ©e Ă une crise, mais Ă un changement mĂ©thodologique dans la comptabilisation des animaux, notamment avec lâintĂ©gration des donnĂ©es de la base SANITEL.
En 2018, la Peste Porcine Africaine a frappĂ© la Gaume, entraĂźnant lâabattage des cheptels concernĂ©s et une interdiction de repeuplement jusquâen 2021.
Depuis lors, le cheptel sâest stabilisĂ© autour de 375 000 tĂȘtes.
Depuis les annĂ©es 1980, le cheptel porcin wallon a fortement diminuĂ©, consĂ©quence de la spĂ©cialisation des exploitations vers les grandes cultures ou les bovins. Ă lâinverse, la Flandre sâest tournĂ©e vers lâĂ©levage de granivores, soutenue par ses zones portuaires et une densitĂ© de main-dâĆuvre plus Ă©levĂ©e.
Dans les annĂ©es 1990, la production porcine a connu un regain dâintĂ©rĂȘt en Wallonie, souvent comme activitĂ© de diversification. Ce dĂ©veloppement a toutefois Ă©tĂ© freinĂ© par plusieurs crises sanitaires, notamment celle de la dioxine en 1999. Paradoxalement, la crise de lâESB (encĂ©phalopathie spongiforme bovine) en 1996 a eu un effet favorable sur la production porcine, en redirigeant une partie de la demande vers la viande de porc.
Durant les annĂ©es 2000, le cheptel porcin a progressĂ© lentement mais rĂ©guliĂšrement. En 2013, une chute apparente du nombre de porcs a Ă©tĂ© observĂ©e, non pas liĂ©e Ă une crise, mais Ă un changement mĂ©thodologique dans la comptabilisation des animaux, notamment avec lâintĂ©gration des donnĂ©es de la base SANITEL.
En 2018, la Peste Porcine Africaine a frappĂ© la Gaume, entraĂźnant lâabattage des cheptels concernĂ©s et une interdiction de repeuplement jusquâen 2021.
Depuis lors, le cheptel sâest stabilisĂ© autour de 375 000 tĂȘtes.
- Détenteurs
Seulement 3 % des exploitations agricoles dĂ©tiennent des porcs, câest relativement stable depuis 2010 (4 %).
En 2024, il y a 369 détenteurs, soit 12 % des détenteurs belges. Ce nombre a diminué de 32 % depuis 2010.
- Cheptel moyen
Le cheptel moyen par exploitation a augmentĂ©, passant de 721 en 2010 Ă 925 tĂȘtes en 2024. Cette tendance semble se stabiliser depuis une dizaine dâannĂ©es. Ce qui nâest pas le cas en Flandre, oĂč la progression continue en 2024 avec un cheptel moyen de 1 824 porcs, soit le double de celui observĂ© en Wallonie.
La taille du cheptel dĂ©pend fortement du degrĂ© de spĂ©cialisation. 28 % des dĂ©tenteurs Ă©lĂšvent entre 10 et 199 porcs, tandis que plus dâun tiers disposent de plus de 1 000 porcs, dont 8 % dĂ©passe les 2 000 tĂȘtes. Avec un cheptel moyen supĂ©rieur Ă 3 400 porcs, ces derniers Ă©lĂšvent 30 % du cheptel wallon.
Au sein des OTE
- Cheptel
Les porcs sont majoritairement élevés dans des exploitations professionnelles (99,9 %).
Environ 80 % du cheptel porcin wallon est élevé dans des exploitations :
- SpĂ©cialisĂ©es dans lâĂ©levage porcin (55 %),
- De type polyélevage (16 %),
- Combinant cultures et élevage de granivores (10 %).
Ce pourcentage global est restĂ© relativement stable depuis 2010. Toutefois, la rĂ©partition entre ces trois types dâexploitations Ă©volue progressivement. En effet, les difficultĂ©s conjoncturelles rencontrĂ©es dans la filiĂšre porcine semblent favoriser un glissement des Ă©levages spĂ©cialisĂ©s vers des structures plus diversifiĂ©es, associant notamment la production porcine Ă des cultures.
- Détenteurs
Seuls 5 % des détenteurs de porcs ne sont pas actifs dans une exploitation professionnelle. Pour les autres, comme en 2010, un tiers gÚrent une exploitation spécialisée en production porcine.
- Cheptel moyen
La taille du cheptel porcin varie fortement selon lâorientation technico-Ă©conomique. Les exploitations spĂ©cialisĂ©es en production porcine affichent un cheptel moyen de 1 627 porcs, tandis que celles non spĂ©cialisĂ©es mais disposant dâun atelier porcin important (polyĂ©levage ou cultures combinĂ©es aux granivores) comptent en moyenne prĂšs de 1 000 tĂȘtes. Quelle que soit lâorientation, la taille des troupeaux a progressĂ© depuis 2010.