En résumé : En 2024, la Wallonie compte 180 807 vaches laitières, soit 19 % du cheptel bovin belge, avec une baisse de 20 % depuis 2010. Le nombre de détenteurs a chuté de 40 %, mais le cheptel moyen par exploitation a augmenté à 69 vaches. La collecte nationale de lait atteint 4,37 milliards de litres, dont 29 % proviennent de Wallonie. La tendance montre une forte concentration dans les exploitations spécialisées en bovins laitiers, avec un cheptel moyen de 87 vaches dans ces structures.
Au sein de exploitation
- Cheptel
La Wallonie compte 180 807 vaches laitières, soit 19 % du cheptel bovin régional. À l’échelle nationale, la Flandre concentre 65 % des vaches laitières belges.
Grâce aux progrès en génétique, en techniques d’élevage et au savoir-faire des agriculteurs, la production de lait par vache a fortement augmenté au fil des années. Cette amélioration de la productivité s’est accompagnée d’une réduction progressive du nombre d’animaux : depuis 2010, le cheptel de vaches laitières a perdu 20 % de son effectif.
Alors que le cheptel laitier diminue en Wallonie, la Flandre avait une tendance inverse ces dernières années.
Evolution du nombre de vaches laitières en Belgique
Depuis 1990, le nombre de bovins a drastiquement diminué en Wallonie. Cette baisse s’explique par plusieurs facteurs : la fin des quotas laitiers, l’amélioration génétique, la spécialisation des exploitations, et une augmentation de la productivité par animal. Jusqu’aux années 2010, la baisse du nombre de vaches laitières était similaire dans les deux régions. Toutefois, en 2013, la Flandre a connu une reprise, tandis que la Wallonie poursuivait sa décroissance. Depuis 2023, la tendance en Flandre est de nouveau baissière.
Depuis 1990, le nombre de bovins a drastiquement diminué en Wallonie. Cette baisse s’explique par plusieurs facteurs : la fin des quotas laitiers, l’amélioration génétique, la spécialisation des exploitations, et une augmentation de la productivité par animal. Jusqu’aux années 2010, la baisse du nombre de vaches laitières était similaire dans les deux régions. Toutefois, en 2013, la Flandre a connu une reprise, tandis que la Wallonie poursuivait sa décroissance. Depuis 2023, la tendance en Flandre est de nouveau baissière.
- Détenteurs
La Wallonie compte 2 622 détenteurs, ce qui représente 21 % des exploitations wallonnes et environ 43 % des détenteurs au niveau national. Quelle que soit la région, le nombre de détenteurs a diminué d’un peu plus de 40 % depuis 2010.
- Cheptel moyen
Bien que le nombre de vaches laitières ait diminué en Wallonie, le recul du nombre de détenteurs a été encore plus prononcé. Le cheptel moyen par exploitation s’est donc fortement accru, atteignant 69 vaches laitières en 2024, soit une hausse de 38 % par rapport à 2010.
Ce chiffre reste néanmoins inférieur à celui observé en Flandre, où les exploitations comptent en moyenne 96 vaches laitières. La progression en Flandre est fulgurante, avec un doublement du cheptel moyen depuis 2010. Depuis 2013, la Flandre affiche un cheptel moyen supérieur à celui de la Wallonie.
En Wallonie, la répartition des troupeaux laitiers montre une forte concentration du cheptel dans les grandes exploitations :
- Petits troupeaux (< 75 vaches) : Ils représentent 65 % des exploitations, mais ne regroupent que 39 % du cheptel.
- Grands troupeaux (plus de 100 vaches) : Ils représentent 20 % des exploitations et concentrent 43 % des vaches laitières. En 2010, seules 7 % des exploitations disposaient de plus de 100 vaches.
- Collecte de lait
En Belgique, 4,37 milliards de litres ont été collecté par les laiteries dans les exploitations belges en 2024 dont 29 % provient de la Wallonie.
Le lait biologique représente seulement 2,2 % du lait collecté en Belgique. Toutefois, 72 % de ce lait bio sont récoltés par des laiteries wallonnes, contre 50 % pour le lait conventionnel.
Au sein des OTE
- Cheptel
Dans les exploitations professionnelles, le cheptel laitier est majoritairement concentré dans les exploitations spécialisées en bovins laitiers (63 %). En 2010, les exploitations spécialisées en bovins laitiers détenaient déjà la majorité du cheptel (52 %), mais cette concentration s’est renforcée. En seconde position, avec 23 % du cheptel, les exploitations combinant les bovins laitiers et viandeux.
Depuis 2010, alors que le cheptel est resté relativement stable dans exploitations spécialisées en bovins laitiers, il a diminué de 43 % dans celles combinant les bovins laitiers et viandeux.
- Détenteurs
La moitié des détenteurs de vaches laitières gère une exploitation spécialisée en bovins laitiers, tandis qu’un tiers combine élevage laitier et viandeux. En 2010, la répartition entre ces deux types d’exploitations était semblable (+/- 40 %). Cette évolution traduit une concentration progressive des détenteurs dans des exploitations spécialisées en bovins laitiers.
- Cheptel moyen
Les exploitations spécialisées en bovins laitiers disposent d’un cheptel moyen de 87 vaches laitières, soit 27 % de plus que la moyenne régionale. Ce nombre a progressé de 34 % depuis 2010. En comparaison, les exploitations combinant bovins laitiers et viandeux ou associant cultures et bovins comptent en moyenne respectivement 50 à 45 vaches laitières et leur progression est de 24 % depuis 2010.