En résumé : En 2024, l’exploitation-type spécialisée en grandes cultures occupe en moyenne 70,6 hectares, soit 11,5 ha de plus que la moyenne des exploitations wallonnes. L’assolement est dominé par les céréales (39 %), notamment le froment, suivies des fourrages (21 %) et des cultures industrielles (19 %). Cette superficie moyenne a diminué de 11 % depuis 2010.
Les bovins sont quasiment absents dans cette exploitation : 91 % des exploitations n’en détiennent aucun.
Superficie
En 2024, cette exploitation occupe 70,6 ha, soit 11,5 ha de plus que l’exploitation moyenne wallonne, mais seulement 1,4 ha de plus que la superficie moyenne des exploitations professionnelles wallonnes. Son assolement est composé par :
- 39 % de céréales soit 27,2 ha dont 19,0 ha de froment,
- 21 % de fourrages soit 15,1 ha avec 9,6 ha de prairies permanentes,
- 19 % de cultures industrielles soit 13,3 ha dont 7,2 ha de betteraves sucrières,
- 21 % d’autres cultures soit 15,0 ha comprenant 8,4 ha de pommes de terre.
Depuis 2010, l’assolement a assez peu évolué, avec une réduction des céréales et à l’inverse une augmentation des fourrages.
Contrairement à d’autres orientation technico-économique [OTE], la superficie moyenne de cette exploitation-type a diminué de 11 % depuis 2010. Ce phénomène est probablement lié à l’arrivée dans cette OTE d’exploitations de plus petite taille ayant abandonné l’élevage. Ces exploitations sont désormais moins étendues que d’autres types d’exploitation, telles que celles combinant cultures et élevage bovin, celles associant bovins laitiers et viandeux, ou encore celles spécialisées en bovins laitiers.
| 2024 | Moyenne par exploitation | |
| Exploitations (nombre) | ||
| Exploitations spécialisées en grandes cultures | 3 641 | |
| Exploitations wallonnes* | 12 381 | |
| Superficie agricole utilisée (ha) | ||
| Exploitations spécialisées en grandes cultures | 257 020 | 70,59 |
| Prairies permanentes | 35 089 | 9,64 |
| Cultures fourragères | 19 755 | 5,43 |
| Céréales | 99 131 | 27,23 |
| Cultures industrielles | 48 543 | 13,33 |
| Pommes de terre (tubercules et plants) | 30 420 | 8,35 |
| Productions horticoles commestibles | 13 174 | 3,62 |
| Autres cultures | 10 907 | 3 |
| Exploitations wallonnes* | 731 984 | 59,12 |
| Prairies permanentes | 305 323 | 24,66 |
| Cultures fourragères | 103 253 | 8,34 |
| Céréales | 167 730 | 13,55 |
| Cultures industrielles | 69 707 | 5,63 |
| Pommes de terre (tubercules et plants) | 45 247 | 3,65 |
| Productions horticoles commestibles | 19 703 | 1,59 |
| Autres cultures | 40 724 | 3,29 |
*professionnelles et non professionnelles
Main-d’œuvre
Attention ! Les données utilisées pour élaborer cette fiche sont les dernières données à notre disposition et concernent l’année 2023, dernière année d’enquête de structure disponible.
En 2023, cette exploitation compte 1,55 travailleur régulier et 0,48 travailleur saisonnier. Par rapport à 2010, cela représente une légère baisse du nombre de travailleurs réguliers (1,66 en 2010) mais une augmentation notable du recours à la main-d’œuvre saisonnière (0,18 en 2010).
Pour estimer plus justement le travail fourni par la main-d’œuvre, il est préférable d’utiliser la notion d’unité de travail (UT), qui reflète mieux le temps réellement consacré aux activités agricoles. En 2023, une exploitation-type en grandes cultures nécessite en moyenne 0,95 UT, régulière et saisonnière, pour être gérée, ce qui signifie qu’une UT peut gérer 74,6 hectares. Ce ratio est en progression par rapport à 2010 (67 ha/UT).
En fonction de la taille des exploitations, le nombre d’hectares gérés par une UT est très variable. Ainsi, pour les petites fermes de moins de 25 ha, une UT gère 32 ha alors que dans les grandes fermes de 100 à 200 ha, une UT s’occupe environ de 100 ha. Les très grandes exploitations de plus de 200 ha atteignent les 185 ha par UT.
La main-d’œuvre de ce type d’exploitations en « personnes physiques » (76 % du total), est majoritairement familiale, avec une forte proportion d’exploitants travaillant à temps partiel (60 %). Ce qui est bien au-dessus de la moyenne wallonne. L’âge moyen du chef d’exploitation est de 57 ans.
| 2023 | Moyenne par exploitation | |
| Main-d'œuvre (personnes) | ||
| Exploitations spécialisées en grandes cultures | 7 361 | 2,03 |
| Main-d'œuvre régulière | 5 613 | 1,55 |
| Main-d'œuvre saisonnière | 1 748 | 0,48 |
| Exploitations wallonnes* | 26 638 | 2,14 |
| Main-d'œuvre régulière | 21 217 | 1,71 |
| Main-d'œuvre saisonnière | 5 421 | 0,44 |
| Age moyen des chefs d'exploitation (an) | ||
| Exploitations spécialisées en grandes cultures | 56,5 | |
| Exploitations wallonnes* | 55,0 |
*professionnelles et non professionnelles
Cheptel
En 2024, cette exploitation-type dispose de très peu de bovins : en moyenne 5 têtes. Toutefois, la situation est contrastée : 91 % des exploitations n’en ont aucun, tandis que les 9 % restantes en détiennent environ 61 têtes.
| 2024 | Moyenne par détenteur | |
| Détenteurs de bovins (exploitations) | ||
| Exploitations spécialisées en grandes cultures | 324 | |
| Exploitations wallonnes* détenant des bovins | 6 406 | |
| Cheptel bovin (tĂŞtes) | ||
| Exploitations spécialisées en grandes cultures | 19 651 | 60,65 |
| Exploitations wallonnes* détenant des bovins | 972 867 | 151,87 |
*professionnelles et non professionnelles