En résumé : En 2023, la Wallonie comptait 8,4 millions de places de volailles, avec une nette progression depuis 2010, notamment pour les poulets de chair (+ 177 %). La Flandre reste dominante avec 85 % du cheptel belge, mais la Wallonie se distingue par ses productions à qualité différenciée. Depuis 2010, le nombre moyen de places par exploitation est en hausse pour les poulets de chair (25 150, + 23 %), mais en recul pour les poules pondeuses (10 550, - 7 %). En 2023, 426 élevages étaient recensés en Wallonie, représentant 34 % des détenteurs belges. La tendance en 2024 reste stable, avec une légère hausse du cheptel wallon estimé à 8,8 millions de places.
Cheptel total
En 2023, la Wallonie compte 8,4 millions de places de volailles, contre 46,8 millions en Flandre, qui domine toujours le secteur avicole belge (85 % du cheptel national). Toutes régions confondues, la progression a été de 161 % depuis 2010. La tendance en 2024 reste similaire, avec une légère hausse en Wallonie, où le cheptel est estimé à 8,8 millions de places.
La répartition du cheptel wallon reste stable : 75 % de poulets de chair, 20 % de poules pondeuses et le reste en autres volailles (coqs, canards, dindes…).
- Les poulets de chair représentent la majorité du cheptel et continuent de progresser plus rapidement que les poules pondeuses. Leur effectif a augmenté de 177 % depuis 2010, atteignant 6,3 millions de places en 2023. Avec six lots par an, la production annuelle peut atteindre 38 millions de poulets. La tendance en 2024 se poursuit (~ 6,7 millions de places).
- Les poules pondeuses, bien qu’en hausse (+20 % depuis 2010), voient leur part régionale relative diminuer (27 % en 2010→ 20 % en 2023). En 2023, leur nombre était de 1,7 millions de places. Ce chiffre tend à progresser légèrement en 2024.
Evolution du nombre de places de volailles
Depuis 1990, la demande croissante de viande blanche, portée par l’évolution des modes de vie et l’essor de la grande distribution, a favorisé le développement du secteur de la volaille. La viande de poulet, facilement conditionnable, s’est imposée comme une alternative compétitive à la viande bovine, grâce à une production intensive et un bon rendement.
La Flandre a rapidement pris l’avantage, bénéficiant de la proximité des ports pour l’approvisionnement et l’exportation. Toutefois, les contraintes environnementales ont freiné sa croissance. La Wallonie, longtemps en retrait, a vu son cheptel progresser à partir de 1996, notamment en réponse aux crises du secteur bovin. L’élevage de poulets de chair est devenu une voie de diversification accessible pour les exploitations, au même titre que l’élevage porcin.
La production de poules pondeuses s’est également intensifiée, notamment en Flandre, grâce à la sélection génétique et aux aliments concentrés. Après une baisse jusqu’au début des années 1990, les effectifs sont repartis à la hausse.
En Wallonie, l’aviculture se distingue par le développement des productions alternatives, en particulier depuis les années 2000 avec l’essor du bio. La région représente aujourd’hui la plus grande part de volailles issues de ces filières en Belgique (source : Filagri).
Depuis 1990, la demande croissante de viande blanche, portée par l’évolution des modes de vie et l’essor de la grande distribution, a favorisé le développement du secteur de la volaille. La viande de poulet, facilement conditionnable, s’est imposée comme une alternative compétitive à la viande bovine, grâce à une production intensive et un bon rendement.
La Flandre a rapidement pris l’avantage, bénéficiant de la proximité des ports pour l’approvisionnement et l’exportation. Toutefois, les contraintes environnementales ont freiné sa croissance. La Wallonie, longtemps en retrait, a vu son cheptel progresser à partir de 1996, notamment en réponse aux crises du secteur bovin. L’élevage de poulets de chair est devenu une voie de diversification accessible pour les exploitations, au même titre que l’élevage porcin.
La production de poules pondeuses s’est également intensifiée, notamment en Flandre, grâce à la sélection génétique et aux aliments concentrés. Après une baisse jusqu’au début des années 1990, les effectifs sont repartis à la hausse.
En Wallonie, l’aviculture se distingue par le développement des productions alternatives, en particulier depuis les années 2000 avec l’essor du bio. La région représente aujourd’hui la plus grande part de volailles issues de ces filières en Belgique (source : Filagri).
Détenteurs
En 2023, la Belgique compte environ 1 245 détenteurs de volailles : 426 en Wallonie (34 %) et 817 en Flandre (66 %). La Wallonie a fortement progressé (+ 38 %) depuis 2010, ce qui n’est pas le cas de la Flandre (-17 %).
La répartition entre les détenteurs de poulets de chair et de poules pondeuses est de 63 % - 37 %. Ce ratio était similaire en 2010 (59 -41 %).
- Les poulets de chair sont détenus dans 252 élevages, soit 35 % de l’effectif belge. L’augmentation du nombre de détenteurs wallons de poulets de chair est importante, (+ 44 % depuis 2010).
- Les poules pondeuses sont issues de 158 élevages, soit 38 % de l’effectif belge. Ce type d’élevage a également progressé depuis 2010, en Wallonie, mais de façon moins marquées (+ 26 %).
Evolution du nombre de détenteurs de volailles
Depuis 1990, le nombre de détenteurs évolue en dents de scie, en lien avec les changements stratégiques de la Politique Agricole Commune (PAC) :
- 1992 : baisse des prix garantis (céréales, bovins, sucre…)
- 1996 : vache folle, les consommateurs se sont détournés des bovins,
- 2004 : orientation vers le développement durable,
- 2013 : soutien aux productions de qualité différenciée.
La filière avicole réagit rapidement à ces évolutions, car elle représente une opportunité de diversification économique. Depuis 2013, un engouement marqué pour cette production est constaté, avec une hausse nette du nombre de détenteurs.
Depuis 1990, le nombre de détenteurs évolue en dents de scie, en lien avec les changements stratégiques de la Politique Agricole Commune (PAC) :
- 1992 : baisse des prix garantis (céréales, bovins, sucre…)
- 1996 : vache folle, les consommateurs se sont détournés des bovins,
- 2004 : orientation vers le développement durable,
- 2013 : soutien aux productions de qualité différenciée.
La filière avicole réagit rapidement à ces évolutions, car elle représente une opportunité de diversification économique. Depuis 2013, un engouement marqué pour cette production est constaté, avec une hausse nette du nombre de détenteurs.
Cheptel moyen
En 2023, le nombre moyen de places de poulets de chair est de 25 150 places. Ce chiffre a progressé de 23 % depuis 2010. En Flandre, le cheptel moyen est près de trois fois supérieur, et la progression depuis 2010 y est deux fois plus importante.
Ce constat peut s’expliquer par le fait que la Wallonie se distingue par le développement de productions à qualité différenciée, souvent de plus petite taille, répondant à une demande croissante pour des produits plus durables et respectueux du bien-être animal.
En production avicole, 41 % des détenteurs ont un cheptel compris entre 200 et 9 999 places et élèvent 10 % des poulets de chairs, avec en moyenne 6 225 places. À l’opposé, la moitié des poulets sont élevés dans des exploitations de plus de 50 000 places, qui ne représentent que 14 % de détenteurs, mais sont en forte croissance.
Le nombre moyen de places pour les poules pondeuses est de 10 550 par exploitation, soit un léger recul par rapport à 2010 (- 7 %). La Flandre, le cheptel moyen est 3,6 fois plus élevé et cette différence s’accentue, car contrairement à la Wallonie, le cheptel moyen y progresse rapidement (+ 67 % depuis 2010).
Dans cette production, les petits élevages (moins de 1 000 places) représentent 55 % des détenteurs, mais ne détiennent que 1 % du cheptel, avec en moyenne 209 places. A l’opposé, les grands élevages (plus de 50 000 places) regroupent 4 % des détenteurs, mais 37 % du cheptel y est élevé, avec en moyenne 88 820 places.
Evolution du nombre moyen de places poulets de chair et de poules pondeuses par exploitations
Attention! Le décrochage observé à partir de 2014 résulte d’un changement de méthodologie de l’organisme de statistique qui réalise les enquêtes (Statbel).
Attention! Le décrochage observé à partir de 2014 résulte d’un changement de méthodologie de l’organisme de statistique qui réalise les enquêtes (Statbel).