En résumé : En 2024, la Wallonie compte 12 381 exploitations agricoles, soit 36 % des exploitations belges. Le nombre d’exploitations baisse depuis 2010 mais se stabilise, tandis que les structures évoluent vers des exploitations plus grandes. Les exploitations spécialisées en grandes cultures progressent alors que celles orientées vers l’élevage sont en recul.
Au sein des exploitations
- Tendance
En 2024, la Wallonie compte 12 381 exploitations agricoles et horticoles, ce qui représente 36 % des exploitations belges. Bien que ce chiffre soit inférieur à celui de la Flandre en termes de nombre d’exploitations, la majorité de la Surface Agricole Utile (SAU) se trouve en Wallonie. Cela s’explique par la taille moyenne plus élevée des exploitations wallonnes, souvent orientées vers des productions extensives comme les grandes cultures ou l’élevage bovin. À l’inverse, la densité des exploitations est plus forte en Flandre, notamment en raison de la prédominance de productions hors sol (élevage en bâtiment, horticulture sous serre, etc.), qui nécessitent moins de surface mais permettent une intensification de l’activité sur de petites superficies.
Depuis 2010, la diminution du nombre d’exploitations reste présente (-15 %) mais cette perte se stabilise à partir de 2013 (-0,3 %/an).
Parallèlement, la structure des exploitations a fortement évolué. Un tiers d’entre elles exploitent aujourd’hui moins de 25 hectares. Tandis que celles de plus de 100 hectares représentent désormais 18 % de l’ensemble, contre seulement 13 % en 2010.
- Statut juridique
Attention ! Les données utilisées ici sont les dernières données à notre disposition et concernent l’année 2023. Dès réception des données actualisées, nous mettrons à jour le contenu de ce paragraphe.
Les exploitations agricoles peuvent être classées selon deux statuts principaux : personne physique et personne morale. En 2023, 14 % des exploitations wallonnes relèvent du statut de personne morale, sous forme de sociétés. Bien que leur nombre reste limité, elles exploitent 16 % de la surface agricole utilisée (SAU) totale. Plus de la moitié d’entre elles (59 %) sont spécialisées en grandes cultures, tandis que 17 % se consacrent aux productions bovines, principalement orientées vers la viande.
L’apparition des personnes morales dans le secteur agricole et horticole wallon n’est pas récente, mais leur progression est marquée : leur nombre a quintuplé depuis 1990, passant de 340 à 1 742 exploitations. À l’inverse, la majorité des exploitations (10 681) relèvent encore du statut de personne physique — dont 1 938 sont des groupements familiaux (mari-épouse, père-fils, etc.), témoignant d’une structure encore largement familiale du secteur.
Au sein des OTE
En 2024, 83 % des exploitations wallonnes, soit 10 335, ont une dimension professionnelle contre 70 % en 2010. Elles utilisent 98 % de la SAU wallonne.
Les exploitations bovines spécialisées représentent 43 % des exploitations professionnelles tandis que celles spécialisées en grandes cultures concerne 35 % de ces exploitations.
Globalement, le secteur de l’élevage perd du terrain face à l’essor des exploitations spécialisées en grandes cultures — leur proportion a progressé de 58 % depuis 2010. Cette évolution s’explique en partie par l’arrêt ou la réorientation de nombreuses exploitations d’élevage, en particulier les laitières, dont l’effectif continue a chuté (- 26 % depuis 2010).
Depuis cette date, seules les exploitations spécialisées en grandes cultures ont vu leur nombre progresser.